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Des expositions

Un demi-siècle du Museu del Càntir célébré avec treize sculptures

La collection Bassat réunit huit artistes majeurs de la sculpture contemporaine dans une exposition qui coïncide avec le 50e anniversaire du musée et le 75e anniversaire du Pitcher Festival.

Andreu Alfaro, Generatriz.
Un demi-siècle du Museu del Càntir célébré avec treize sculptures
bonart argentona - 20/01/26

Treize sculptures composent la nouvelle exposition temporaire présentée jusqu'au 15 mars au Museu del Càntir d'Argentona. Ce projet explore la région du Maresme à travers une sélection d'œuvres issues de la Collection Bassat. L'exposition succède à d'autres consacrées au même collectionneur, telles que Guinovart Matèric , également présentée dans ce lieu, ou encore la petite mais significative anthologie récemment dédiée à Albert Ràfols-Casamada à l'occasion du centenaire de sa naissance. Cette dernière avait réuni des pièces uniques, comme le portrait de son épouse, la peintre Maria Girona, réalisé en 1947, ou Blanc (1960), œuvre majeure de l'histoire de l'informalisme argentin.

La nouvelle exposition coïncide avec un double anniversaire : le cinquantième anniversaire du Museu del Càntir et le soixante-quinzième anniversaire de la Festa del Càntir d'Argentona. Dans ce contexte commémoratif, le projet rassemble les œuvres de huit artistes qui ont joué un rôle décisif dans le renouvellement du langage sculptural contemporain : Aurèlia Muñoz, Moisès Villèlia, Gabriel, Andreu Alfaro, Sergi Aguilar, Enric Pladevall, Francisco Pazos et Iñaki Ormaechea.

  • Sergi Aguilar, Angle.

La présence d'Aurèlia Muñoz est particulièrement significative, figure majeure de l'année 2026, année où le MACBA et le Musée Reina Sofía lui consacreront une importante exposition conjointe. Son œuvre illustre, plus que tout autre exemple, la dissolution des frontières entre art et artisanat. Dans « White Ovals » , le macramé cesse d'être une technique traditionnelle pour devenir une structure tridimensionnelle : le fil se métamorphose en volume et construit des formes ouvertes qui occupent l'espace avec une légèreté organique et une vocation manifeste à l'infini.

L'exposition présente treize sculptures qui partagent une approche expérimentale de la matière, de l'espace et de la forme, remettant en question les limites traditionnelles de la sculpture. Dans cette perspective, Moisès Villèlia utilise le bambou comme matériau sculptural, s'éloignant du modelage et des matières lourdes pour créer des structures légères, fondées sur la tension et l'équilibre, qui semblent défier la gravité.

  • Aurèlia Muñoz, Ovales blancs.

Gabriel, quant à lui, travaille des matériaux peu adaptés à la sculpture classique pour créer des surfaces évoquant l'épiderme. Ses formes organiques rappellent le vivant et sollicitent une perception quasi tactile, faisant de la matière un élément expressif central.

L'abstraction géométrique d'Andreu Alfaro repose sur une purification extrême des formes. Par la répétition et l'agencement rythmique des éléments, ses sculptures articulent l'espace avec précision, faisant du vide une composante aussi essentielle que le plein.

Dans un esprit de sobriété formelle, Sergi Aguilar déploie une esthétique minimaliste qui met en valeur la qualité du matériau. Dans sa série en marbre noir de Belgique, la densité et la profondeur de la pierre contrastent avec une résolution formelle raffinée et élégante.

  • Enric Pladevall, Planche IV.

Tauló IV , d'Enric Pladevall, se présente comme une œuvre austère, tendue et élastique, qui se déploie dans l'espace à la manière d'un geste ou d'un trait. La pièce met en lumière le lien entre force, équilibre et fragilité, thèmes récurrents dans son œuvre.

Francisco Pazos introduit l'acier Corten, un matériau inhabituel dans son œuvre, pour transposer les craquelures et les fissures typiques du bois. Ce déplacement de matière confère à la pièce un caractère intemporel, où la blessure devient forme et mémoire.

Iñaki Ormaechea clôt le parcours avec des sculptures qui privilégient un purisme formel. Ses œuvres, schématiques et impeccablement polies, se passent d'ornement et, malgré leur aspect industriel, génèrent une luminosité intérieure qui dynamise l'espace et invite à la contemplation silencieuse.

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