Milan accueille l'une des expositions les plus attendues de 2026 : « Robert Mapplethorpe. Les Formes du désir » , une sélection inédite et exhaustive d'œuvres retraçant la production la plus emblématique, puissante et provocatrice du célèbre photographe américain. L'exposition se tiendra au Palazzo Reale du 29 janvier au 17 mai 2026, dans le cadre du programme culturel associé aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026.
Organisée par Denis Curti, l'exposition constitue le deuxième volet d'une trilogie consacrée à l'artiste. Ce projet, initié à Venise, aux Stanze della Fotografia, s'achèvera à Rome, offrant à chaque étape une interprétation différente de l'univers créatif de Mapplethorpe.

Cette fois, l'exposition met l'accent sur sa recherche esthétique, et notamment sur ses célèbres nus : des images d'une sensualité contenue qui se distinguent par leur perfection formelle. Inspirées par une idéalisation quasi classique du corps, ces œuvres évoquent une tension sculpturale qui rappelle la tradition grecque, où la musculature et la composition atteignent une harmonie quasi absolue.
Né à New York en 1946 et décédé prématurément à Boston à l'âge de 42 ans, Mapplethorpe fut une figure clé de la contre-culture américaine des années 1960 aux années 1980. Dans une période marquée par de profondes transformations sociales, son œuvre devint une déclaration politique et artistique qui remettait en question les conventions et explorait de nouvelles formes d'identité et de liberté.
Par une maîtrise exceptionnelle de la lumière et du contraste, le photographe a élaboré un langage visuel unique où le corps humain se métamorphose en objet de contemplation esthétique, spirituelle et symbolique. Ses portraits, ses natures mortes et surtout ses nus recherchent une pureté visuelle qui concilie tension et discipline, érotisme et rigueur formelle.
L'exposition milanaise met en lumière comment son œuvre transcende la simple provocation pour devenir une profonde réflexion sur la beauté et le désir. Dans cette œuvre, le corps n'est pas seulement matière, mais une forme d'expression artistique qui dialogue avec la tradition classique et les sensibilités contemporaines.
En complément de l'exposition, deux ressources sont proposées pour approfondir le sujet : le podcast Mapplethorpe Unframed , écrit et animé par Nicolas Ballario et disponible sur les plateformes numériques, et un catalogue publié par Marsilio Arte. Ce dernier rassemble 257 œuvres et offre une analyse visuelle et critique exhaustive de l'évolution du langage de l'artiste.