Le Festival Llum BCN 2026, qui célèbre cette année sa 15e édition, illuminera à nouveau les rues de Barcelone de lumière, de créativité et de magie durant tout le mois de février. Cette édition propose une programmation mêlant avant-premières exclusives et projets participatifs, mettant notamment en lumière deux œuvres inédites : l'une du cinéaste de renom Albert Serra et l'autre de l'artiste plasticienne Laia Estruch. Ces créations s'inscrivent dans un vaste ensemble d'initiatives, impliquant dix autres artistes et dix-huit écoles de design, d'arts et d'architecture de la ville.

Le festival se déroulera principalement en plein air : sur plus de 30 installations au programme officiel, seules trois seront installées en intérieur. Cette édition enrichit ses scènes d’un nouvel espace : le Parc de les Glòries, qui relie les quartiers historiques de Poblenou et de La Llacuna. Au total, 12 artistes nationaux et internationaux participeront à l’événement, auxquels s’ajouteront les travaux d’étudiants de 18 écoles supérieures de design et d’architecture, confirmant ainsi l’engagement du festival à conjuguer créativité professionnelle et diffusion pédagogique au sein d’un même parcours lumineux.
Le festival se tiendra le week-end des 6, 7 et 8 février et sera coordonné par Antònia Folguera. Les visiteurs pourront vivre une expérience unique à travers trois parcours différents, leur permettant de découvrir de manière structurée et immersive les 30 installations qui composent cette édition. Grâce à cette combinaison de premières, de créations confirmées et de projets pédagogiques, le Festival Llum BCN confirme sa place parmi les événements culturels les plus importants de la ville, offrant au public une occasion exceptionnelle de se connecter à l'art contemporain par la lumière et de transformer les espaces urbains en un véritable musée à ciel ouvert.

Parmi les propositions les plus remarquables, l'œuvre « This Night » d'Albert Serra, installée sur la façade du Disseny Hub Barcelona, plonge les spectateurs dans l'univers cinématographique du réalisateur. Serra a souligné l'importance d'une œuvre « qui ne soit pas purement décorative. Créer sans présence humaine, aussi artistique soit-on, finit par être purement décoratif. Aussi modeste soit-elle, l'œuvre devait susciter une émotion subtile, un certain mystère. »
Bien que l’œuvre ne suive aucun récit précis, l’artiste souligne qu’« il ne s’agit pas d’un clip vidéo », cherchant à provoquer des sensations et des réflexions chez ceux qui la contemplent.

Malgré la vocation de plein air du festival, certaines installations ont été déplacées dans des espaces intérieurs. C'est le cas de Serres , du collectif Cabosanroque, au sein du Disseny Hub, et d'Aüc , de Laia Estruch, visible au Musée d'Histoire de Barcelone. Cette dernière œuvre, à la frontière entre sculpture et performance, offre une expérience immersive et intime qui invite à explorer les limites de la lumière et de l'art dans un contexte plus restreint.