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Des expositions

Dans son exposition « Cavitas », Sandra Guiloff explore le vide et la mémoire à travers la peinture.

Le Musée d'histoire juive présente une exposition qui transforme l'incertitude, le paysage et l'appartenance en territoires de recherche visuelle.

'Sud-oest 1', 2026.
Dans son exposition « Cavitas », Sandra Guiloff explore le vide et la mémoire à travers la peinture.
bonart gérone - 23/07/26
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Le Musée d'histoire juive accueille du 17 juillet au 4 octobre 2026 Cavitas. De cavus (vide) et tas (qualité) , une exposition consacrée à l'œuvre picturale de Sandra Guiloff, une artiste qui conçoit la peinture comme un espace d'expérimentation, de recherche et de frontière.

Le titre de l'exposition fait référence au concept de cavité, au vide comme espace physique mais aussi comme territoire symbolique : un lieu de silence, d'absence et de potentialité. Dans l'univers créé par Guiloff, le vide ne représente pas un manque, mais une ouverture vers de nouvelles interprétations, un espace où se rencontrent mémoire, imagination et expérience.

Son œuvre repose sur des tensions constantes entre des éléments apparemment opposés : lumière et ombre, noir et blanc et couleur, formes organiques et structures géométriques. Ce dialogue engendre des compositions ouvertes, des paysages indéterminés et des univers visuels qui interrogent les certitudes du spectateur et l’invitent à porter un regard actif sur l’inconnu.

  • 'Cavitas 2', 2026.

Née à Santiago du Chili en 1968, Sandra Guiloff est titulaire d'une licence en beaux-arts (peinture) de l'Université catholique du Chili (1992) et d'une maîtrise en beaux-arts (peinture) de l'American University de Washington (2002). Tout au long de sa carrière, elle a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Chili, en Espagne et aux États-Unis.

Chez Cavitas , la peinture devient une forme de résistance et d'investigation. Ses œuvres fonctionnent comme des cartographies ouvertes, des récits visuels qui explorent des concepts tels que le déracinement, l'appartenance et la relation entre l'individu et les territoires qu'il habite ou imagine.

Les paysages qui apparaissent dans ses peintures partent d'une apparence descriptive, liée à l'observation du réel, mais se transforment peu à peu en simulacres : des espaces construits entre le réel et le fictif. Dans un contexte dominé par l'hyperréalité, où l'image précède et remplace souvent l'expérience directe du monde, Guiloff explore la distance entre représentation et réalité.

Sa peinture joue précisément avec cette incertitude. À l'instar des images de Mars, territoire que nous ne connaissons qu'à travers des photographies et des documents techniques anciens, ses œuvres nous invitent à imaginer ce que nous ne pouvons voir pleinement. Les interstices, les absences et les limites du cadre deviennent des espaces où le spectateur peut compléter le récit.

À travers les quatre éléments – l’air, l’eau, la terre et le feu – et leurs correspondances avec les saisons, les points cardinaux et les cycles naturels, Sandra Guiloff crée un langage pictural en perpétuel mouvement. Un univers où la mémoire et le présent dialoguent, et où chaque œuvre ouvre une fenêtre sur des paysages possibles, des territoires inventés et des réalités encore à découvrir.

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