Le musée d'art de Tolima, dans sa salle 1, présente du 8 octobre au 19 novembre 2026 une exposition consacrée à Olga Martínez, un voyage à travers une carrière artistique dans laquelle la peinture, le dessin, l'objet et l'installation participent à la même recherche menée depuis des décennies.
Conçue par Luis Fernando Bautista, l'exposition propose d'appréhender l'œuvre de Martínez non comme une succession d'étapes indépendantes, mais comme un dialogue qui se déploie au fil du temps. Chaque pièce semble revisiter une question déjà posée et l'explorer sous un autre angle, à travers un autre matériau ou une nouvelle forme de représentation.
Au cœur de cette enquête, les corps, les silences et les espaces clairsemés apparaissent de manière récurrente. Il ne s'agit pas d'une répétition formelle, mais plutôt d'une insistance comprise comme une forme de fidélité à certaines questions. Martínez y revient sans chercher de réponse définitive, conscient que certaines problématiques ne révèlent leur véritable profondeur qu'après des années d'exploration.
Leurs silhouettes suscitent un sentiment unique, à la fois d'intimité et d'étrangeté. Ce sont des corps qui semblent familiers et qui, simultanément, se refusent à toute identité concrète. Nul besoin d'histoire ni de biographie pour les comprendre. Ils se dressent devant le spectateur comme des présences ouvertes, situées dans un territoire où le corps cesse d'être simplement ce qui identifie une personne et devient un espace de questionnement.
Cette idée de présence traverse les différentes œuvres réunies dans l'exposition. Elle peut se manifester dans une figure au regard silencieux et fixe, dans un corps fragmenté, dans le vide, ou encore dans un objet qui conserve la trace d'une absence. Même lorsque la figure disparaît, ce qui la soutient demeure présent et se transpose dans d'autres éléments de l'œuvre.