La responsable culturelle Maribel López (Barcelone, 1973), directrice d'ARCO Madrid depuis 2018, sera proposée ce mardi à la direction de la Fondation Miró, marquant ainsi une nouvelle étape à la tête de l'une des institutions artistiques les plus emblématiques de Barcelone. Elle succède à Marko Daniel, qui quitte ses fonctions avant la fin de son mandat récemment renouvelé.
Avec cette nomination, López deviendra la troisième personne à diriger la fondation créée par Joan Miró, une institution qui préserve l'héritage de l'artiste et mène d'importantes activités d'exposition, d'éducation et de recherche, avec un budget annuel de près de 14 millions d'euros et une équipe d'environ 80 personnes.
L'élection s'est déroulée à l'issue d'un processus de sélection particulièrement compétitif. Lors de la phase finale, la candidature de Maribel López a prévalu sur deux autres candidats possédant une solide expérience dans le domaine muséal, après un débat approfondi entre le comité d'évaluation et plusieurs membres du conseil d'administration de la Fondation.
Le comité chargé du processus était composé de représentants de la Fondation Miró elle-même, de la Generalitat de Catalunya, de la Mairie de Barcelone, du Ministère de la Culture et de la Succession Miró. Il bénéficiait également des conseils d'une commission d'experts constituée de professionnels reconnus du secteur, parmi lesquels Manuel Segade, directeur du Museu Nacional Centre d'Art Reina Sofía ; Joan Oller, directeur général du Palau de la Música Catalana ; Cécile Godefroy, conservatrice du Museum of Modern Art (MoMA) de New York ; et Rosa Maria Malet, ancienne directrice de la Fondation Miró et spécialiste reconnue de l'œuvre de l'artiste.
Le concours valorisait tout particulièrement l'excellence professionnelle des candidats, leur connaissance de l'œuvre et de l'héritage de Joan Miró, leur expérience dans la gestion d'institutions culturelles, leur capacité à diriger et à gérer des équipes, ainsi que leur rayonnement international et leur solvabilité en matière de gestion économique et stratégique.
Le contrat prévoit une durée initiale de quatre ans, renouvelable une seule fois pour une période supplémentaire de quatre ans, sous réserve de l'approbation du Conseil d'administration. La rémunération annuelle brute pour ce poste s'élève à 115 000 euros.