Le Musée valencien d'art moderne (IVAM) présente « La collection IVAM à ce jour » , une exposition permanente visible du 17 juin 2026 au 23 avril 2028. Ce projet, mené par la directrice et conservatrice Blanca de la Torre, bénéficie d'une importante équipe de commissaires composée de Marta Arroyo, Ramon Escrivà, M.ª Jesús Folch, Yolanda Franco, Teresa Millet, Sandra Moros et Josep Salvador. Une visite guidée a été proposée en présence de la secrétaire régionale à la Culture, Marta Alonso Rodríguez.
L'exposition réunit plus de 500 œuvres de près de 260 artistes, parmi lesquels des figures majeures de l'histoire de l'art moderne et contemporain comme Joan Miró, Andy Warhol, Marcel Duchamp, Man Ray, Cindy Sherman, Robert Frank, Walker Evans, Martha Rosler, Claes Oldenburg et María Blanchard. Cette richesse permet de tisser un récit reliant l'art valencien, national et international à travers les grands courants des XXe et XXIe siècles.

Man Ray, le Merveilleux.
Plus qu'une exposition linéaire, le projet propose une lecture historiographique ouverte et multiple, nous invitant à repenser les récits hégémoniques de l'histoire de l'art. Le discours de l'exposition associe un axe chronologique central à quatre parcours transversaux qui permettent d'explorer des thèmes tels que la couleur, les écologies, les féminismes et les conflits, offrant ainsi différentes perspectives sur la collection.
Selon la démarche curatoriale, la collection de l’IVAM – constituée au fil de différentes étapes institutionnelles – reflète à la fois des cohérences internes et des déséquilibres issus de l’historiographie européenne dominante, notamment en matière de genre, de race et d’inclusion. Loin d’être perçues comme des lacunes, ces absences sont envisagées comme une composante essentielle d’un « patrimoine vivant », appréhendé comme un écosystème en constante évolution, ouvert à de nouvelles interprétations.

Cindy Sherman, Sans titre, 1979.
En ce sens, l’exposition conçoit la collection comme une histoire inachevée en pleine transformation, fruit de l’interaction entre artistes, critiques, commissaires d’exposition, galeristes et institutions. Ce modèle d’exposition défend la pluralité des récits et dialogue avec d’autres expériences récentes de reformulation des collections permanentes dans des musées tels que le MNCARS, soulignant la complexité de la mise à jour du récit muséal dans les institutions de premier plan.