Le Musée de Mataró présente l'exposition « Sans titre » de Diego Guirao . Cette exposition est dédiée à l'artiste originaire de Mataró, décédé en janvier 2024 sans savoir qu'il avait été sélectionné pour une exposition dans le cadre du cycle « Singulars », au Musée Ca l'Arenas – Mataró, la commune qui l'a vu naître et mourir. Le projet prend la forme d'un hommage, non pas d'un deuil, mais d'une célébration d'une vie entièrement consacrée à l'art.
L'exposition est dirigée par Sílvia Aguilera Guirao, sa nièce, à qui l'artiste a confié la conservation et la diffusion de son œuvre, en collaboration avec Verónica Aguilera Carrasco, artiste chargée du commissariat de ce parcours à travers les deux dernières décennies de son travail. Verónica, la cousine de Sílvia, a été profondément marquée par les réflexions de Diego Guirao sur la raison d'être, le métier, l'expérience et le contexte artistique ; un dialogue qu'elle a choisi de transposer dans les salles du musée à travers la présence de ses propres œuvres.

Photo : Sergio Ruiz.
L'exposition ne se présente pas comme un ensemble de peintures et de sculptures diverses, mais comme un parcours cohérent et structuré que le public n'a pas toujours pu suivre sans interruption. L'univers créatif de Diego Guirao se construit sur de multiples strates et un profond substrat d'expériences personnelles. Son œuvre naît d'un élan de rébellion contre ce qu'il considérait comme injuste. Il concevait l'artiste comme un serviteur de la société, capable de transmettre, par sa sensibilité, des préoccupations souvent partagées collectivement. Bien que ce rôle soit souvent mal compris, à l'instar de l'art contemporain, son œuvre exige du spectateur un regard actif et engagé.
Diego Guirao nous montre comment l'artiste peut, par son pinceau, interpréter et façonner son époque, bâtissant une structure qui atténue les polarités et instaure un jeu de miroirs entre l'art et la nature. Infatigable, avec constance et détermination, la persévérance devient son trait le plus caractéristique.

Photo : Sergio Ruiz.