L’exposition d’Antoni Tàpies et le mouvement perpétuel du mur sont rejoints par Àngel Jové. De l’intact au musée Tàpies , en dialogue avec le cycle Seguint el sol. Destopant la mirada , visible du 21 mars au 12 décembre. Cette troisième édition du programme, conçue comme un espace d’exploration de la perception et de la pratique artistiques contemporaines, est programmée et organisée par Carolina Ciuti.
Le programme se déroule sur plusieurs samedis entre mars et décembre 2026, avec une série d'interventions programmées à différentes dates. Il débute le 21 mars à midi avec Blanca Arias et se poursuit le 18 avril, également à midi, avec Laura Llaneli. Le 16 mai à midi, Blanca Tolsá et Albert Tarrats animeront une séance commune. Le cycle se poursuit le 19 juin à 19h avec Raquel G. Ibáñez et reprend après l'été, le 19 septembre à 19h, avec Anna Irina Russell. À l'automne, les séances se poursuivent le 17 octobre à midi avec Rae Teitelbaum, le 21 novembre à midi avec Mireia Molina Costa et se concluent le 12 décembre à midi avec Ariadna Guiteras.
Dans son ouvrage « Le Jeu du regard » , publié en 1967 dans Cavall Fort , Antoni Tàpies propose d'exercer son regard comme une pratique active et ouverte, capable de dépasser l'immédiateté pour élargir notre champ de vision et notre connaissance. Pour l'artiste, regarder était un jeu au sens le plus profond du terme : une manière d'éveiller la conscience et d'intensifier le rapport au monde.
Cette idée est particulièrement visible dans la controverse entourant Mitjó , initialement refusée par le Musée national d'art de Catalogne en 1991. L'œuvre remettait en question les limites du goût et les hiérarchies culturelles, revendiquant la force poétique du quotidien et de l'insignifiant. Au-delà de l'objet, le débat a mis en lumière les tensions liées au regard, à la légitimation et à l'appropriation d'une institution culturelle.
Dans ce contexte, la troisième édition de Following the Sun reprend la pensée de Tàpies pour appréhender le musée comme un espace ouvert et transformateur, où le regard devient une pratique partagée qui peut s'étendre et générer de nouvelles formes d'expérience.