Conçu comme une plateforme ouverte de coopération, BesArt articule fresques, ateliers et événements autour d’une vision commune : transformer le parc du fleuve Besòs en un lieu de vie propice aux rencontres, à l’épanouissement collectif et à la libre expression. Le projet s’engage résolument en faveur d’un modèle culturel inclusif, durable et transformateur, résumé par une devise qui en exprime l’essence : Oui, l’art est nécessaire .
BesArt, le plus grand musée d'art urbain au monde, est un projet culturel unique qui bénéficie du soutien institutionnel du Conseil municipal de Santa Coloma de Gramenet, du Cercle artistique royal de Barcelone et d'un vaste réseau de collaborateurs issus des milieux culturels, éducatifs et sociaux.
Aujourd'hui, le parc du fleuve Besòs est un milieu naturel d'une grande biodiversité, où coexistent oiseaux d'eau, amphibiens, poissons et une flore typique de l'écosystème méditerranéen. Cette diversité biologique, fruit d'un processus de régénération environnementale exemplaire, constitue non seulement une valeur écologique, mais aussi un axe central du discours culturel de BesArt.

CASP 158 de Jaz.
À travers l'art, ce projet célèbre et met en lumière cette biodiversité, instaurant un dialogue constant entre nature et création artistique. Chaque fresque, sculpture ou intervention éphémère contribue à façonner un écosystème créatif authentique, où l'environnement naturel et l'expression contemporaine se respectent et s'enrichissent mutuellement.
Dans ce contexte, l'art devient un langage universel pour promouvoir le développement durable, le respect du territoire et la conscience écologique. Chaque œuvre est aussi un hommage à la vie qui bat sur les rives du fleuve.

Poils du bout de Baenaone.
BesArt, le musée fluvial, est né d'une transformation radicale : métamorphoser le fleuve le plus pollué d'Europe en l'un des projets culturels les plus ambitieux du XXIe siècle. S'étendant sur plus de 18 kilomètres à travers Santa Coloma de Gramenet, Sant Adrià de Besòs et Barcelone, le parc fluvial du Besòs devient le plus grand musée d'art urbain à ciel ouvert au monde, un espace où se rencontrent culture, nature et communauté.

La nature vivante par Sixe Paredes.
Les Besòs comme miroir de la transformation sociale, environnementale et culturelle de la Catalogne
Le président de la Generalitat, Salvador Illa, a souligné ce matin, 16 janvier, que le fleuve Besòs et ses environs constituent un véritable « thermomètre » de l’évolution de la Catalogne sous différents angles : social, environnemental et culturel. Cette vision, au cœur du processus de modernisation et de régénération du territoire, offre une lecture à la fois symbolique et concrète du rôle joué par l’espace du Besòs dans le récit collectif du pays.
Pour Illa, le quartier de Besòs représente « un territoire en perpétuelle transformation dans un monde en pleine mutation », un contexte où la culture devient une force transformatrice porteuse d’espoir malgré un environnement international incertain et risqué. C’est en ces termes qu’il a salué la consolidation d’un projet artistique novateur comme BesArt, qui offre aux citoyens un accès libre et sans entraves à l’art et à la culture, renforçant ainsi la cohésion sociale et l’identité communautaire.

Cette visite, à laquelle ont participé plusieurs autorités locales et des représentants des milieux culturels et économiques, a également permis de réfléchir à l'évolution du fleuve et des villes riveraines. « C'est un territoire en constante transformation, un espace qui symbolise la résilience et la capacité de régénération de notre société », a déclaré Illa, soulignant l'importance des projets qui conjuguent environnement, culture et vie communautaire.
L'événement a mis en lumière non seulement l'impact paysager et écologique de la restauration du Besòs, mais aussi sa dimension symbolique : une rivière qui, autrefois parmi les plus dégradées d'Europe, est devenue un terreau fertile pour l'innovation culturelle et sociale. Cette démarche, selon Illa, révèle « une culture qui s'étend au-delà des frontières traditionnelles » et se fond dans le quotidien des quartiers et des villes qui composent l'environnement métropolitain.
